Origines de la corrida

Pourquoi au XXI ème siècle l’homme ressent-il le besoin de participer ou d’assister à un spectacle tauromachique?
Pour l’Egypte antique, le taureau est un dieu “Apis” qui symbolise la fécondité, la fertilité et l’abondance. Mais ce sont sans doute les Crétois qui les premiers se sont prêtés à des jeux taurins. Il faut considérer le taureau sous un angle symbolique pour mieux comprendre les raisons de ces cultes successifs. Le taureau évoque le mâle impétueux, et le terrible Minotaure, gardien du labyrinthe. Le premier foyer important de taureaux de combat “toro bravo” se situe dans le nord de l’Espagne en Navarre.
Au XVI ème siècle, les combats contre les taureaux avaient une place de choix dans les tournois.
Les nobles montraient ainsi leur vaillance. Après 600 ans de tradition, Philippe V, le premier Bourbon à régner sur l’Espagne, interdit aux nobles de participer à ses joutes. L'acteur principal de ce jeu sans règle, devint l’homme à pied. Dans la tauromachie de nos jours le cheval revient en force et est de plus en plus apprécié. Cette passion n’a donc jamais cessé au cours des temps. Plus le temps passe, et plus elle prend la forme du combat moderne, le combat pour la vie. Il reste un des derniers spectacles authentiques du monde moderne.
Les origines de la tauromachie, dans sa forme actuelle, sont assez floues . les jeux d'arènes remontent en effet très loin dens l'histoire, mais on peut dire que la forme moderna de la tauromachie actuelle a débuté fin 17ème, début du 18 ème siècle. A cette époque le peintre Goya aura été un des témoins important de cette naissance par des séries de gravures et dessins " Tauromaquia " et " Toros en burdeos ". A cette époque, les règles n'étaient pas encore établies et l'on pouvait voir jusqu'au 18ème et début du 19 ème siècle des combats engageant d'autres annimaux contre des toros (tigres ours etc).
Les arènes avaient des formes variées souvent c'étaient de simple places aménagées quelquefois partagées en deux parties ou se déroulaint deux courses en mème temps.
Petit à petit ces spectacles vont s'affiner et se codifier pour donner la corrida moderne telle que nous la connaissons aujourd'hui.
En France aussi la corrida est une tradition.
En France comme en Espagne la tradition des jeux de taureaux est très ancienne. Elle est probablement due a la présence de taureaux sauvages existant dans les régions méditerranéennes depuis la préhustoire.
La présence de bovins de race foncée en Camargue a été relevée depuis la plus haute antiquité.On a retrouvé à 2 km en amont d'Arles des ossements de bovins aux cornes en forme de lyre, mêlés à des squelettes de chevaux semblables à ceux de Solutré.
Ces ossements ont permis de reconstituer un animal atteignant presque 2 mètres de haut et portant des cornes identiques à celles des taureaux actuels.
Le bestioak basque vivant encore à l'état sauvage aujourd'hui ainsi les taureaux
espagnols,camarguais et landais seraient les lointains descendant d'un auroch ayant vécu au quaternaire en Afrique, en Espagne et en France, le "Bos Pringenus Mauritanien".
Un texte du XVII éme siècle, trouvé aux achive de Bayonne, signale la coutume de lacher des taureaux et de les faire courrir dans la rue.Divers jeux sont alors pratiqués dans ces régions.
C'est l'Impératrice Eugénie qui introduit la corrida espagnole en France. Les premières courses avec mise a mort ont eu lieu en août 1852 a Saint Esprit qui aujourd'hui est un quartier de Bayonne.
Malgré une longue série de tracasseries administratives les corridas sont organisées dans de nombreuses villes ou la tradition tauromachique est bien ancrée. Les toreros français ont eu du mal à s'imposer auprès des professionnels espagnols, que ceux-ci appelaint "toréadors".
Depuis peu, le professionnalisme des français est reconnu, aussi bien pour les toreros, les organisateurs que pouri les éleveurs de toros brave dont les élevages commencent à produire d'excellents résultats.